Petit, trop gros ou juste ce qu’il faut : que l’on aime les blagues ou non, difficile de passer à côté du poisson d’avril. Qu’ils aient 7 ou 77 ans, les blagueurs s’en donnent à coeur joie aujourd’hui… Si on pardonne moins les adultes, tomber (consciemment ou non) dans les pièges de nos petites têtes blondes promet de francs moments de rigolades. Florilège d’anecdotes !

Celui qui n’a pas tout compris

Entre le Père Noël, la petite souris et les cloches de Pâques, avec tant de personnages imaginaires, nul doute que les enfants s’y perdent! Anne, maman du petit Jeff, a eu du mal à se retenir d’éclater de rire devant la remarque si mignonne de son petit garçon : “Mais alors Maman, si la petite souris vient du trou dans la cuisine, est-ce que le poisson d’Avril vit dans les toilettes?”. “Il avait 4 ans, c’était encore très abstrait pour lui l’idée du 1er avril. Alors quand avec son papa nous évoquions la blague limite d’un de ces collègues, Jeff a tout de suite fait le rapprochement avec les autres mythes dont nous lui parlions. Tant de naïveté, c’est si chou!”. Karine pourrait passer un après-midi à relater les questions si touchantes de ces quatre gamines. “Pauline avait déjà un côté très terre à terre petite, aussi j’étais légèrement surprise quand elle m’a demandé si le poisson d’Avril vivait dans la mer. C’était si drôle”. Ajoutez à cela les “il est gentil?”, “on peut l’avoir?”, “est-ce que c’est un des poissons de la pèche aux canards à la fête” et vous êtes sûrs de gagner le prix du commentaire le plus adorable auprès de vos copines maman!

Celui qui a trouvé sa vocation

petite fille blonde avec des poissons d'avril collés dans le dosIl y aussi les enfants pour qui, le 1er avril, c’est du sérieux ! Théo, 10 ans, était un “killeur de la blague” selon Céline, sa maman. “Dès qu’il a compris en quoi consistait le 1er avril, il étudiait des plan chaque année pour nous avoir. J’avoue qu’au début, j’y ai vraiment cru!”. Ainsi, quand au petit matin Théo se plaint d’être un peu patraque, Céline n’y voit que du feu. “Il a débarqué dans notre chambre tout penaud, nous disant qu’il avait mal au ventre et qu’il n’était pas sûr de pouvoir aller à l’école aujourd’hui. Il avait vraiment l’air mal!”. Céline va donc chercher le thermomètre – premier réflexe de chaque maman. “Quand je suis revenu dans ma chambre et que j’ai vu son petit sourire en coin et ses yeux pétillants, j’ai tout de suite compris!”. Théo se jette alors dans ses bras en criant “Poisson d’Avril maman!”. “Il était très fier de lui ce matin-là” sourit Céline. Benoit se souvient également de son petit Marko, 7 ans maintenant. “Combien de fois ai-je dû faire semblant de ne pas sentir sa petit main plaquer sans ménagement un poisson de papier dans mon dos?”. Marko avait passé des heures sur le petit bureau blanc de sa chambre à dessiner, colorier, puis découper des dizaines de petits poissons, qu’il collait ensuite toute la journée sur le dos de ses frères et ses parents. “Le voir si appliquer à faire ses créations, c’était si mignon! Ca nous aidait à garder patience!”.

Celui qui a des parents qui en profitent

Les chiens ne font pas des chats, parait-il. Alors, on ne va pas se mentir, les parents aussi en profitent, du 1er avril! C’est le cas de Leslie qui n’hésite pas, chaque année, à faire tourner en bourrique ses trois enfants. “Je pense que la plus drôle – bien qu’horrible, de mes blagues, était la fois où je suis allée les chercher à l’école, comme tous les après-midi, mais que je leur ai fait croire qu’ils n’auraient pas de goûté aujourd’hui!”. “Ils n’osaient pas faire de scène” raconte-t-elle, “car ils savaient bien que ce serait déplacé de faire un caprice”. Mais leurs bouilles valaient tous les mots du monde! “Ils avaient l’air si déçus! Ils m’ont fait de la peine et j’ai craqué bien trop vite à mon goût!”. Mais ça ne l’a pas empêché de recommencer l’année suivant, en leur faisant croire que l’école serait exceptionnellement fermée le lendemain. “Ils étaient plutôt joyeux, du coup j’ai fais durer le plaisir un peu plus longtemps cette fois… je vous laisse imaginer leurs têtes quand je leur ai lancé “Poisson d’Avril!””. Pas sûr qu’ils y croient cette année… “Je suis grillée d’avance!”. Mais elle va rester également sur ses gardes… “Cette année, il y a moyen que ce soit eux, qui se paient ma tête!”.

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